Combien coûte un cœur infrarouge ? En achat technique, il ne suffit pas de demander un « prix unitaire ». Il faut confirmer au minimum le type de détecteur, la résolution, le pas pixel, la fréquence d’image, l’interface objectif, les algorithmes d’image et les volumes de livraison. Selon les pratiques de cotation courantes en 2026, un cœur LWIR non refroidi se situe généralement de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers de yuans RMB, tandis qu’un cœur MWIR refroidi démarre souvent à plusieurs dizaines de milliers de yuans et peut atteindre plusieurs centaines de milliers. Les solutions haute résolution, polarimétriques, SWIR ou double bande augmentent nettement le budget.

Prix d’un cœur infrarouge : quelles fourchettes prévoir ?

Les fourchettes suivantes donnent un ordre de grandeur par architecture technologique. Elles ne remplacent pas une offre formelle, car le prix final dépend fortement de l’objectif, du niveau de calibration, de l’interface et du volume.

Type Spécifications courantes Fourchette indicative par cœur
LWIR non refroidi 256×192, 384×288 env. ¥1 000–8 000
LWIR non refroidi 640×512, 12μm/17μm env. ¥8 000–40 000
LWIR haute résolution classe 1024 ou 1280 env. ¥50 000–150 000+
MWIR refroidi 640×512, 15μm env. ¥80 000–300 000
MWIR refroidi haute résolution classe 1280 env. ¥300 000–800 000+
SWIR/InGaAs classe 640 env. ¥30 000–200 000+
Fusion double bande LWIR + visible / multispectral env. ¥20 000–200 000+

Pour un projet nécessitant une imagerie thermique longue onde non refroidie en 640×512, une référence du type SPECTRA L06 640×512 LWIR 12μm correspond à ce niveau de spécification. Si l’application demande plus de densité de pixels, une couverture plus large ou davantage de détails utiles pour l’analyse, il est pertinent de comparer avec un module comme SPECTRA L12 1280×1024 LWIR.

Quels facteurs font varier le prix d’un cœur infrarouge ?

Le premier facteur est le détecteur. Les microbolomètres non refroidis, en oxyde de vanadium ou silicium amorphe, présentent un coût plus bas, un démarrage rapide et une maintenance réduite. Ils conviennent aux applications de sécurité, mesure de température, robotique, véhicules et perception industrielle. Les détecteurs refroidis MCT, InSb ou T2SL offrent une sensibilité supérieure, avec un NETD typiquement inférieur à 25 mK dans certaines configurations, mais nécessitent un refroidisseur. Le coût, la consommation électrique, le temps de mise en service et la gestion de durée de vie sont donc plus exigeants.

Le deuxième facteur est la résolution, associée au pas pixel. Un cœur 640×512 coûte plus cher qu’un 384×288, et un 1280×1024 fait souvent passer le projet dans une autre catégorie budgétaire. La réduction du pas pixel de 17μm à 12μm, voire 7μm, facilite la miniaturisation des objectifs et de l’équipement complet, mais elle impose plus de rigueur sur l’uniformité de fabrication, la correction NUC et la conception thermique.

Le troisième facteur est l’optique. Beaucoup de demandes de prix portent uniquement sur le cœur, alors que la livraison réelle peut inclure « cœur + objectif + pièces mécaniques + calibration ». Un objectif LWIR fixe standard peut coûter de quelques centaines à plusieurs milliers de yuans. Un téléobjectif motorisé ou un zoom continu peut atteindre plusieurs dizaines de milliers de yuans, voire davantage. Dans les projets de frontière, de surveillance maritime ou de périmètre aéroportuaire, le coût optique peut parfois égaler ou dépasser celui du cœur imageur.

Le quatrième facteur concerne les interfaces et les algorithmes. Les sorties MIPI, Camera Link, GigE, LVDS, USB ou HDMI n’ont pas le même coût d’intégration. Les fonctions de thermométrie, correction des pixels défectueux, correction de non-uniformité, gain automatique, amélioration de cible, stabilisation électronique, palettes pseudo-couleur et SDK influencent aussi fortement la cotation.

Cœur infrarouge non refroidi, refroidi ou double bande : comment choisir ?

Pour un projet sensible au budget, produit en volume et avec des distances de détection moyennes, le LWIR non refroidi est généralement le premier choix. Les cas typiques incluent l’inspection électrique, les robots mobiles, la ville intelligente et la surveillance périmétrique standard. Ses avantages sont la faible consommation, le format compact et l’absence de maintenance liée à un refroidisseur. Sa limite principale reste l’identification de petites cibles à longue distance.

Pour la détection longue portée, les cibles à haute température, les objets faibles ou les conditions météo complexes, il faut envisager le MWIR refroidi. Par exemple, un module comme SPECTRA M06 640×512 Cooled MWIR 15μm est mieux adapté aux charges optroniques aéroportées, à la surveillance distante et à l’inspection industrielle haut de gamme. Le compromis est clair : prix plus élevé, temps de refroidissement, consommation supérieure et attention particulière à la durée de vie du refroidisseur, aux vibrations et au bruit acoustique.

Si le système doit combiner détection infrarouge et identification visible, une architecture double bande peut réduire les efforts d’intégration. Une solution comme FUSION LV0625A 640×512+2560×1440 MIPI 35mm coûte plus cher qu’un cœur infrarouge seul, mais elle peut raccourcir le développement optomécanique et logiciel, notamment pour drones, robots, plateformes mobiles et systèmes de perception intelligente.

Quels critères vérifier avant d’acheter un cœur infrarouge ?

La demande de prix doit être structurée. Il est recommandé d’indiquer clairement la résolution, la plage spectrale, le pas pixel, le NETD, la fréquence d’image, la température de fonctionnement, la plage d’alimentation, la consommation, les protocoles d’interface, les dimensions, le poids, les paramètres d’objectif, les plages de calibration, le SDK, la garantie et les prix par paliers de volume.

À la réception, il ne faut pas se limiter à regarder une image de démonstration. Les essais doivent couvrir le démarrage à haute et basse température, la dérive en fonctionnement prolongé, le nombre de pixels défectueux, le comportement des commutations NUC, la netteté en bord de champ et la stabilité des interfaces. Pour les projets à enjeu élevé, il faut également valider la répétabilité de mesure, la compatibilité électromagnétique, l’intégration mécanique et la tenue thermique dans le boîtier final.

Comment construire un budget d’achat réaliste ?

Pour un prototype, un cœur LWIR non refroidi 640×512 est souvent le meilleur point de départ. Il faut prévoir environ ¥10 000–40 000 par ensemble de cœur, selon l’interface, les algorithmes et la calibration. Pour une application de sécurité longue distance, une plateforme aéroportée ou une inspection industrielle exigeante, il est préférable de dimensionner directement une architecture MWIR refroidie, avec un budget démarrant au moins au niveau de ¥100 000.

Pour la production en série, la bonne méthode consiste à verrouiller d’abord le détecteur, l’objectif et l’interface, puis à négocier les prix par paliers de 100, 500 et 1 000 unités. Le prix d’échantillon le plus bas ne doit pas être utilisé comme base directe de BOM. Dans un projet réel, il faut réserver 15%–30% supplémentaires pour l’objectif, la calibration, la dissipation thermique, les câbles, les pièces mécaniques et les essais de certification.

FAQ

Q1 : Un cœur infrarouge et un module infrarouge sont-ils la même chose ?
R : Dans l’industrie, les deux termes sont souvent utilisés de manière interchangeable. Strictement, le cœur désigne plutôt le composant d’imagerie central, tandis qu’un module peut inclure l’objectif, la carte de traitement, la carte d’interface et le boîtier. Il faut donc clarifier le périmètre exact de cotation.

Q2 : Un cœur infrarouge 640×512 est-il suffisant ?
R : Oui pour la majorité des applications d’inspection, de sécurité, de robotique et de perception embarquée. Le passage à une classe 1280 se justifie surtout pour une plus grande distance d’identification, plus de détails dans le champ ou une analyse IA plus exigeante.

Q3 : Pourquoi un cœur infrarouge refroidi coûte-t-il beaucoup plus cher ?
R : Le surcoût vient principalement du détecteur refroidi, du refroidisseur, du conditionnement sous vide, de l’électronique de lecture faible bruit et des procédés de calibration. La validation de consommation, durée de vie et fiabilité augmente aussi le coût total.

Q4 : Comment éviter une cotation trompeuse ?
R : Il faut fournir dans le même tableau le cœur, l’objectif, l’interface, les algorithmes, les besoins de thermométrie, la quantité et le délai. Une simple question comme « combien coûte un cœur infrarouge ? » produit rarement un prix exploitable pour un budget projet.

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